• Le Kenya n’avait plus participé à la CAN depuis 15 ans
  • Les Harambee Stars espèrent se qualifier pour Qatar 2022
  • Wanyama revient sur son parcours et sur ses ambitions avec le Kenya

Enfant, Victor Wanyama avait des rêves de ballon plein la tête ; devenu adulte, l’international kényan peut se retourner sur une carrière extraordinaire, qui l’a conduit à tutoyer les sommets. Après avoir fait ses gammes dans son pays d’origine, il s’est forgé une réputation dans plusieurs pays d’Europe, jusqu’à se mesurer aux plus grands joueurs du monde en Première Leaue anglaise. Sous les couleurs de Tottenham Hotspur, Wanyama a même atteint la finale de la Ligue des champions de l’UEFA.

Au micro de FIFA.com, le milieu de terrain de Montréal Impact et de l’équipe du Kenya retrace son parcours, dont il n’est pas peu fier. “J’ai beaucoup bougé dans ma vie. J’ai commencé au Kenya, puis je suis parti en Belgique. Ensuite, j’ai atterri au Celtic, en Écosse. Après ça, j’ai joué à Southampton et à Tottenham. Aujourd’hui, je vis à Montréal.”

Le point d’orgue de sa carrière, c’est en Angleterre qu’il l’a connu. “J’ai eu beaucoup de chance de jouer là-bas. J’y ai connu mes meilleures années Pour moi, c’est le meilleur championnat du monde”, assure l’international de 29 ans.

Des Spurs à l’Impact

On imagine que l’extraordinaire épopée de Tottenham en Ligue des champions 2018/19 lui a laissé un souvenir impérissable. Sa puissance et son efficacité lui ont permis de s’imposer comme un titulaire indiscutable dans l’équipe de Mauricio Pochettino. Et si la présence des Spurs en finale était loin d’être une évidence, le Kényan n’est pas étranger à cet exploit.

“J’ai tellement de bons souvenirs de cette édition. J’ai joué pratiquement tous les matches, y compris la demi-finale, mais l’entraîneur a choisi de se passer de moi pour le dernier match contre Liverpool. La défaite a été très dure à vivre, mais ça reste quand même une expérience fabuleuse”, poursuit-il.

Après plus d’une décennie en Europe, Wanyama a décidé de relever un nouveau défi en Major League Soccer, avec Montréal Impact. Malheureusement, les circonstances ne lui ont pas facilité les choses : “Tout s’est très bien passé dans un premier temps, jusqu’à ce que la pandémie de Covid-19 s’en mêle. C’est compliqué pour tout le monde. J’essaye de profiter au maximum de cette expérience mais, en tant que professionnel, j’ai besoin de jouer pour être heureux”.

Victor Wanyama of Montreal Impact and kenya

International à 15 ans

Talent précoce, Wanyama n’a jamais manqué d’admirateurs. Jacob Mulee, sélectionneur de l’époque, le premier. Il lui a offert sa première sélection à 15 ans. “Je me rappelle parfaitement de ce match. C’était beaucoup de joie et de fierté de porter le maillot de mon équipe nationale. J’ai essayé d’être décisif, mais je n’avais pas l’expérience nécessaire à l’époque. Ça n’avait rien d’évident, mais j’ai beaucoup appris ce jour-là.”

Et les leçons ont été retenues. Emmené par son capitaine Wanyama, le Kenya est revenu sur le devant de la scène africaine, ces dernières années. Les Harambee Stars ont ainsi disputé la Coupe d’Afrique des Nations de la CAF 2019 en Égypte, après 15 ans d’absence.

“Nous savions que ce groupe était capable d’accomplir de grandes choses,” analyse-t-il. “Cette qualification en est la preuve. Nous nous devions absolument de participer à une compétition de cette ampleur. Maintenant que nous sommes de retour, nous comptons bien nous qualifier pour la prochaine édition et, cette fois, nous aurons d’autres ambitions”.

Lappétit vient en mangeant. Pour preuve, les Kényans ont fait de la qualification pour la Coupe du Monde de la FIFA, Qatar 2022™ leur nouvel objectif, malgré la présence dans leur groupe du Mali, de l’Ouganda et du Rwanda. “Ce sera difficile car nous respectons tout le monde. Mais à quoi bon se plaindre de la qualité de ses adversaires, surtout à ce niveau ? Nos rivaux ne manquent pas de talent, mais tout se joue sur le terrain, le jour du match. Nous allons donc faire le maximum pour obtenir de bons résultats et arracher notre qualification. Le Mali est favori, mais l’Ouganda et le Rwanda ont aussi des qualités. Ces trois équipes peuvent prétendre aller plus loin.”

Malgré ce constat et la difficulté de la tâche, le capitaine du Kenya ne fait pas mystère de ses ambitions. “Tous les footballeurs rêvent de disputer une Coupe du Monde et nous allons tout donner pour y parvenir. J’espère que les choses tourneront en notre faveur et que nous serons du voyage au Qatar”, lance-t-il en guise de conclusion.

Victor Wanyama of Montreal Impact and Kenya