• Marinho a aidé Santos à atteindre la finale de la Copa Libertadores
  • Tite a récemment cité son nom parmi les joueurs sélectionnables avec le Brésil
  • Marinho évoque avec FIFA.com ses inspirations, Palmeiras, son adversaire en finale, et la Seleçao

“Il faut être une personne exceptionnelle pour être découverte à l’Alagoas”, estime Mario Zagallo, le natif le plus connu du deuxième état le plus petit du Brésil. Pourtant, vers la fin des années 2000, des clubs de première division brésilienne dénichent deux Alagoanos. Un milieu défensif de 17 ans signe à Figueirense, et un ailier du même âge, rejoint Neymar et Ganso chez les jeunes de Santos.

Si le premier, Roberto Firmino, finit par signer pour Liverpool et par être sélectionné en équipe du Brésil, Marinho essuie revers après revers. Son aventure à Santos prend rapidement fin et il ne parvient à s’imposer ni à Fluminense, ni à l’Internacional. Il se retrouve alors à arpenter les pelouses de deuxième et troisième division. Même après une année supposée référence pour lui, en 2016, lors de laquelle il brille pour Vitória dans le Brasileirao, sa carrière retombe dans le néant après des passages à oublier au Changchun Yatai et à Grêmio.

C’est là que Santos se manifeste à nouveau. Et après une première belle saison terminée à la deuxième place du Brasileirao derrière Flamengo, finaliste de la Coupe du Monde des Clubs de la FIFA 2019™, Marinho vit la saison de ses rêves. Santos se hisse en finale de la Copa Libertadores contre ses compatriotes de Palmeiras.

L’ailier droit s’est entretenu avec FIFA.com sur cette finale, qui se jouera le 30 janvier. Il parle aussi de ses appels vidéo avec Neymar et de ses rêves d’équipe nationale.

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Marinho, vous avez connu de nombreuses déceptions dans votre carrière. À quoi tient cette transformation spectaculaire ?

J’ai énormément gagné en maturité. Quand je suis arrivé à Santos, j’ai profité du soutien des supporters et de tout le staff du club pour donner le meilleur de moi-même. C’est vrai que j’ai été confronté à beaucoup de difficultés au cours de ma carrière, mais j’ai travaillé très dur et je suis dans une bonne passe actuellement.

On vous surnomme ‘Di Marinho’ d’après Angel Di Maria. Appréciez-vous ce surnom ?

Les supporters de Vitória m’ont donné ce surnom lors de mon passage en 2016 parce qu’on avait plus ou moins le même style de jeu. C’est un surnom très sympa. C’est un joueur incroyable, un gagnant, il joue pour un grand club européen. Je l’admire beaucoup donc ce surnom est vraiment agréable.

Santos a battu Grêmio 4-1 en quart de finale de la Copa Libertadores, puis a tenu en échec Boca Juniors en Argentine avant de gagner le match retour 3-0. Comment jugez-vous ce parcours ?

Tous les bons résultats qu’on obtient aujourd’hui sont le fruit du travail qu’on a réalisé depuis le début de l’année. On s’est créé une famille ici, qui est formidable, sans forcément parler football. Chaque joueur croit en l’autre. Sur le terrain, on forme une famille et une équipe. On est en train de vivre des moments formidables au club et j’espère qu’on pourra atteindre notre objectif à la fin de la saison.

Comment jugez-vous Palmeiras, votre adversaire en finale ?

C’est une excellente équipe qui est candidate sérieuse aux titres depuis plusieurs années. C’est une équipe puissante financièrement. On a beaucoup de respect pour cette équipe. Il y a plusieurs excellents joueurs là-bas, dont Weverton. En ce moment, c’est un gardien sensationnel. La finale oppose deux grandes équipes qui ont déjà remporté cette compétition. C’est un derby, ce qui est génial pour les supporters. Ce sera une belle finale.

Santos est-il favori ?

On a énormément travaillé. On va garder les pieds sur terre, on sait que ce sera dur. Mais on a tellement travaillé et on commencera le match en sachant qu’on s’y est très bien préparés.

Quelle est votre relation avec avec Neymar, une des légendes de Santos ?

C’était très sympa qu’il demande à me parler lors de son dernier appel vidéo. J’ai déjà évolué à ses côtés en attaque dans un match caritatif au Maracanã. Je l’admire énormément. J’aimerais tellement qu’il gagne le prix The Best. J’espère qu’il gagnera le prochain. Je suis très fan de lui. Cela nous motive énormément de recevoir le soutien d’un joueur comme Neymar et du roi du football, Pelé. Pelé est entré dans l’histoire, Neymar est en train de l’écrire. Savoir qu’ils nous regardent tous les deux, qu’ils nous soutiennent, ça nous rend vraiment heureux.

Si vous remportez la Copa Libertadores, aimeriez-vous affronter le Bayern Munich en Coupe du Monde des Clubs de la FIFA ?

Ils ont gagné la Ligue des champions et avec la manière. Tout le monde rêve de disputer la Coupe du Monde des Clubs de la FIFA alors atteindre la finale et affronter cette équipe du Bayern, ce serait encore plus particulier. Mais il va déjà falloir donner tout ce qu’on a pour remporter la Libertadores. On ne pense pas au Bayern. On vit dans le présent et un match très relevé nous attend, alors on se concentre à fond dessus. Mais si on le gagne, dès que le coup de sifflet final aura retenti, je penserai à la Coupe du Monde des Clubs.

Qu’avez-vous ressenti le mois dernier quand Tite a annoncé qu’il pensait à vous pour la Seleção ?

Entendre le sélectionneur prononcer ton nom, c’est quelque chose de magnifique. Si je suis appelé en équipe nationale, ce sera grâce au travail que j’ai effectué avec Santos. Je veux continuer à montrer ma détermination, continuer à travailler dur ici, pas seulement pour que Tite me convoque, mais pour qu’il soit convaincu que je ferai tout mon possible pour les aider, lui et l’équipe, s’il m’aligne sur le terrain. Ce serait vraiment incroyable de porter le maillot de mon pays. Je réaliserais un rêve d’enfant.