• Fridolina Rolfo a scellé la qualification de Wolfsbourg pour la finale de la Ligue des champions de l’UEFA
  • Elle évoque le cas Pernille Harder et l’ambiance au sein du groupe
  • Son duel face à Lucy Bronze est très attendu

“Je veux que Wolfsburg puisse compter sur moi pour réaliser ses ambitions, notamment en Ligue des champions”, confiait Fridolina Rolfo à son arrivée en Allemagne, au mois de mai 2019. “Dans un club de cette envergue, il ne peut y avoir qu’un seul objectif : gagner.”

Mardi dernier à 22 heures, la victoire semble pourtant bien loin. Barcelone, un autre ténor de la scène européenne, attaque la deuxième mi-temps de la demi-finale de la Ligue des champions féminine de l’UEFA tambour battant. Mais, juste avant l’heure de jeu, Rolfo se jette avec détermination à la conquête d’un ballon perdu, évite la gardienne Sandra Panos d’un petit ballon piqué plein d’astuce et expédie les Wölfinnen en finale.

FIFA.com s’est entretenu avec l’attaquante suédoise de 26 ans pour évoquer son exploit, son duel à venir face à Lucy Bronze, Lyon, le talent de Pernille Harder et la perspective de remporter la plus prestigieuse des compétitions européennes.

Fridolina Rolfo, qu’avez-vous ressenti après avoir marqué l’unique but du match contre Barcelone ? Comment avez-vous fêté ça ?

C’était fabuleux. Pendant le match, j’étais plutôt nerveuse, mais le but a tout changé. Après ça, je me sentais heureuse et soulagée. J’ai manqué une partie des célébrations car j’ai dû passer le contrôle antidopage ! (rires) À mon retour, je me suis assise et j’ai essayé de prendre la mesure de ce qui venait de se passer. Il y avait tellement d’images qui se bousculaient dans ma tête. Notre performance n’était pas très satisfaisante, mais le résultat est là. J’ai reçu beaucoup de messages et d’appels, ce jour-là. J’ai pu parler un peu avec ma famille et mes amis, ce qui était très agréable. C’était un bonheur parfait. On ne vit pas ça tous les jours.

Avez-vous hâte de disputer la finale de la Ligue des champions ?

Je n’arrive toujours pas à y croire. J’en rêvais depuis longtemps mais ça y est, j’y suis. Franchement, j’ai encore du mal à réaliser. Je suis sur un petit nuage. J’ai vraiment hâte de la jouer, cette finale. Je voudrais que le match commence tout de suite !

Avez-vous regardé la demi-finale entre Lyon et le PSG ?

Nous avons suivi le match ensemble. C’était intéressant de voir deux équipes françaises jouer l’une contre l’autre. J’ai trouvé les Parisiennes très agressives. Les Lyonnaises ont traversé des périodes compliquées, mais elles ont tout de même réussi à inscrire un but. C’est la marque d’une grande équipe. Il va falloir faire très attention : on ne peut pas se permettre la moindre erreur face à l’OL.

Vous évoluez sur la gauche, ce qui signifie que vous serez probablement opposée à Lucy Bronze, la latérale lyonnaise. Quel regard portez-vous sur elle ?

C’est une excellente joueuse. Elle fait partie des meilleures au monde à son poste. Mais à ce niveau, on ne peut pas se permettre de trop respecter ses adversaires. J’ai déjà joué contre elle ; je sais ce qu’elle vaut. Je suis très heureuse de l’affronter à nouveau. J’espère que je vais prendre le dessus.

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Une autre Lyonnaise, Sara Gunnarsdottir, évoluait encore récemment à Wolfsburg. Lui avez-vous parlé ?

Non, je me concentre sur mon match et sur mon équipe. Néanmoins, je serai ravie de la retrouver. C’est dommage qu’elle ne soit plus avec nous car elle a beaucoup de talent. Elle réalise de très belles choses avec Lyon et je suis sûr que nous serons toutes heureuses de la saluer.

Que pensez-vous de Pernille Harder ?

Elle est fantastique. C’est une footballeuse exceptionnelle. Elle tient un rôle essentiel dans notre dispositif. Elle réclame sans arrêt le ballon et elle contribue à nous créer beaucoup d’occasions. Elle possède un excellent état d’esprit et un talent hors du commun. C’est une joueuse de très, très haut niveau.

Cela fait maintenant quelques semaines que vous êtes à San Sebastian. Comment avez-vous occupé votre temps libre ?

Nous sommes restées dans le même hôtel. Nous regardons beaucoup de football. Nous avons de la chance car il y a de très bons matches en ce moment. Nous avons suivi la finale masculine ensemble. C’était intéressant. Je pensais qu’il y aurait plus de buts. Je crois que la victoire du Bayern est méritée. Les Allemands ont fait une belle saison. Ils ont été impressionnants dans les matches à élimination directe et je les ai trouvés très performants en finale. Le reste du temps, nous regardons des séries ou nous allons nous promener.

Les joueuses de Wolfsburg ont l’air de passer beaucoup de temps ensemble. Quelle est l’ambiance au sein du groupe ?

Il y a une atmosphère très détendue. Notre nouvelle gardienne, Kasia [Kiedrzynek], nous fait beaucoup rire. Elle est vraiment très drôle. C’est important d’avoir des joueuses comme elle. Elles mettent de l’ambiance. Ça aide à aborder les grands rendez-vous un peu plus tranquillement.

Comment envisagez-vous la finale ?

Nous sommes en finale, mais nous ne sommes pas encore satisfaites. Nous savons que pour gagner ce match, nous devront évoluer à notre meilleur niveau. Je m’attends à une rencontre serrée, entre deux grandes équipes. Difficile de dire qui va l’emporter.

Que représenterait une victoire en Ligue des champions pour vous, à titre personnel ?

Ça signifierait tellement. J’en rêve depuis si longtemps. Je ne peux pas vous dire combien de fois ça m’a traversé l’esprit. Je serais plus qu’heureuse si nous pouvions l’emporter.