• Rodrygo évoque son rêve de représenter le Brésil à Qatar 2022.
  • Le joueur de 20 ans admire Neymar, Casemiro et Karim Benzema.
  • Il croit aux chances de titres du Real Madrid en Espagne et en Europe.

En 2012., alors qu’il s’apprête à affronter l’imprévisible Neymar, un arrière droit de 27 ans reçoit une tape sur l’épaule. Il se tourne et reçoit quelques conseils. Les propos ne viennent pas de son entraîneur à Mirassol ni d’un de ses coéquipiers dans ce club de la quatrième division brésilienne, mais de son fils de 11 ans.

Quelques années plus tard, le 9 octobre 2020, on retrouve le mentor en herbe aux côtés de Neymar au sein de l’équipe du Brésil qui lance ses qualifications pour la Coupe du Monde de la FIFA, Qatar 2022™ par un succès 5-0 face à la Bolivie. Rodrygo a connu une progression météorique, à l’image de son surnom “O Rayo“, le rayon.

Avec Santos, l’ailier a battu les records, devenant notamment le plus jeune buteur brésilien en Copa Libertadores, avant de signer au Real Madrid à 17 ans. Puis il inscrit son premier but avec les Merengues une minute après son entrée en jeu. Lors de ses débuts en Ligue des champions de l’UEFA, en novembre 2019, il devient le plus jeune Brésilien à faire trembler les filets dans la compétition et le deuxième plus jeune joueur à y réussir un triplé derrière Raúl.

Dans son entretien avec FIFA.com, Rodrygo évoque ses rêves de Coupe du Monde et la quête de trophées du Real Madrid, mais aussi Neymar, Casemiro et Karim Benzema.

Rodrygo, la rumeur dit que l’arrière droit de Mirassol avait reçu des conseils avant de se retrouver au marquage de Neymar quand il jouait à Santos. Est-ce vrai ?

(rires) J’étais dans les catégories de jeunes de Santos, donc j’avais l’habitude de voir Neymar jouer. Je l’avais vu réaliser des tas de dribbles différents et je savais qu’il était très difficile à prendre au marquage. Je n’avais que 11 ans, mais j’avais dit à mon père de faire attention car Neymar pouvait faire tel ou tel dribble, tel ou tel enchaînement. Mon père avait fait un bon match, donc les conseils ne devaient pas être si mauvais !

Qui étaient vos idoles de jeunesse ?

J’ai toujours aimé Neymar, Robinho, Cristiano Ronaldo, mais mon plus grands héro, c’était mon père. J’adorais aller le voir jouer. J’étais triste quand on était séparés à cause du football, même s’il nous arrivait de déménager pour le suivre. Ça s’est arrêté quand je suis entré à Santos.

Comment jugez-vous Neymar ?

C’est un génie absolu du football, un joueur unique. Et sur le plan humain, c’est quelqu’un d’extraordinaire. Sur le peu de temps que j’ai passé avec lui, il a eu une influence super positive sur moi.

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Disputer la Coupe du Monde avec lui fait-il partie de vos objectifs ?

Dès que j’ai compris le football, j’ai rêvé de jouer la Coupe du Monde, ça ne m’a jamais quitté. Au Brésil, la Coupe du Monde, c’est énorme. Enfant, j’ai vu des rues peintes aux couleurs du Brésil. On se retrouve avec toute la famille pour regarder les matches, on supporte la Seleção comme des fous. J’en garde d’excellents souvenirs. Maintenant, je veux être à la place des joueurs que je regardais à la télé. Le Brésil possède des tas de grands joueurs donc il y a beaucoup de concurrence, mais je mets tout en œuvre au quotidien pour concrétiser mon ambition. Depuis que je suis passé professionnel, à l’âge de 16 ans, j’ai toujours écouté les conseils de mes entraîneurs, j’ai essayé de m’en imprégner et d’apprendre au contact de mes coéquipiers. Je les remercie tous pour m’avoir aidé à atteindre ce niveau, mais je vais continuer à apprendre et à progresser pour atteindre mon rêve de Coupe du Monde.

Vous pouvez jouer des deux pieds et vous êtes capable de couvrir plusieurs postes. Cette qualité est-elle naturelle ou l’avez-vous travaillée ?

Je crois que j’avais une aptitude naturelle, mais je dois surtout ça à mon père et au travail. Dès mon plus jeune âge, mon père m’a fait frapper des deux pieds, contrôler des deux pieds… J’ai beaucoup travaillé mon pied faible et petit à petit, j’ai fini par être presque aussi à l’aise du gauche que du droit.

Qui est favori pour remporter la Coupe du Monde 2022 au Qatar, en dehors du Brésil ?

L’Espagne et la France, je pense. Elles ont vraiment de grosses équipes. Le Portugal est en train d’en construire une très belle aussi.

Vous avez cité Cristiano Ronaldo parmi vos idoles. Au cours de l’année 2018, le Real Madrid vous a recruté et l’a transféré. Regrettez-vous de ne pas avoir joué à ses côtés ?

Non. Je suis heureux d’avoir réalisé mon rêve et d’être ici, au Real Madrid. J’ai toujours suivi la carrière de Cristiano, je l’ai vu faire des choses extraordinaires avec le Real Madrid et ça aurait été génial d’évoluer à ses côtés, mais je suis déjà très heureux de vivre mon rêve en tant que joueur du Real Madrid.

Comment jugez-vous votre coéquipier Casemiro ?

“Casa”, c’est un phénomène. Il m’a beaucoup aidé depuis que je suis arrivé ici. C’est un homme extraordinaire. Quand je le regardais jouer à la télé, je trouvais que c’était un joueur exceptionnel, mais en fait, il est encore meilleur que je ne l’imaginais. Casemiro est sans aucun doute le meilleur milieu défensif du monde.

Êtes-vous satisfait de vos performances en Ligue des champions de l’UEFA ?

Évidemment. Sur chaque match que j’ai disputé dans cette compétition, j’ai pu marquer un but, donner une passe décisive ou réaliser une bonne prestation qui a aidé mon équipe. Nous sommes satisfaits d’atteindre les quarts de finale, mais notre objectif est de remporter la finale. Nous ne sommes pas les favoris cette année, mais je pense que nous pouvons gagner la Ligue des champions. Plus vous avancez dans cette compétition, plus cela devient difficile. À ce stade, toutes les équipes sont vraiment fortes et Liverpool en fait partie. Ce seront certainement deux grands matchs, très équilibrés.

Le Real pointe à la troisième place de la Liga, à six points du leader, l’Atlético. Croyez-vous au titre ?

Bien entendu. Il y a encore beaucoup de points à prendre. Nous travaillons vraiment très dur. Le tout, c’est de faire une série. L’an dernier, on était derrière Barcelone, mais on a enchaîné les victoires et on a fini par gagner le titre. Il faut réussir la même chose. On a une équipe de battants qui a du cœur et beaucoup de qualité. Les choses sont en train de se mettre en place au bon moment et nous avons de très bonnes chances de remporter le titre.

Le Real affronte bientôt le FC Barcelone. À quoi ressemble un Clásico ?

Ce sont des sensations extraordinaires. Une semaine avant le match, on commence à sentir monter l’effervescence. Toute personne qui aime le football rêve de disputer ce match. Le monde entier suit cette rencontre. C’est extraordinaire de disputer un match avec un tel rayonnement.

Qui est selon vous le meilleur joueur du monde ?

Karim Benzema. C’est un joueur exceptionnel. Il fait une saison fantastique, l’an dernier, il a fait une saison fantastique et il a fait plusieurs saisons fantastiques au cours de sa carrière. C’est un grand honneur de jouer à ses côtés. C’est vraiment un régal pour moi de lui donner des ballons. Il est remarquable à la finition. Et puis c’est aussi un super mec.

À quoi aimez-vous occuper votre temps libre ?

J’aime passer du temps avec ma famille et mes amis, sortir dîner, jouer du ukulélé, jouer au ping-pong et au basket. Je suis également la NBA. Je suis fan de Stephen Curry, de Kevin Durant et de Lebron James.