• La Coupe du Monde des Clubs dominée par l’Europe et l’Amérique du Sud
  • Plusieurs clubs ont toutefois créé la surprise dans l’histoire du tournoi
  • Retour sur les plus beaux parcours des “petits” sur la scène mondiale

L’Europe et l’Amérique du Sud règnent sans partage sur le palmarès de la Coupe du Monde des Clubs. En 16 éditions du tournoi, c’est toujours le champion de l’UEFA ou celui de la Conmebol qui s’est imposé, et les représentants des deux continents se sont opposés en finale à 12 reprises.

Pourtant, les belles épopées de Petits Poucets ne manquent pas dans l’histoire du tournoi. À cinq reprises, des équipes au statut plus modeste que l’on n’attendait pas à ce niveau se sont frayé un chemin jusqu’en en finale ou sur le podium. FIFA.com se souvient.

Champion d’Afrique pour la deuxième fois consécutive, le TP Mazembe se présente aux Emirats Arabes Unis avec l’ambition de faire oublier sa piteuse sixième place l’année précédente. Privés de leur meilleur joueur Trésor Mputu, suspendu, les Corbeaux écartent les Mexicains de Pachuca au deuxième tour (1-0) avant de disposer avec style des Brésiliens de l’Internacional (2-0) et de s’offrir une finale de rêve contre l’Inter Milan de Samuel Eto’o.

Si la marche est trop haute face au géant italien (3-0), le TP devient le premier club non européen ou sud-américain à accéder à la finale de l’épreuve. Cerise sur le gâteau : Dioko Kaluyituka repart des Emirats avec le Ballon d’Argent adidas dans sa valise.

Maroc 2013 : Les exploits du Raja

Trois ans après l’exploit du TP Mazembe, un autre club africain de fraie un chemin jusqu’en finale. Et l’exploit est encore plus grand que celui des Congolais puisque le Raja Club Athletic doit sa présence dans le tournoi à son titre de champion du Maroc. Les Aigles Verts doivent donc disputer le premier tour où il viennent à bout d’Auckland City grâce au but de dernière minute d’Abdelilah Hafidi (2-1).

Le deuxième tour est encore plus éprouvant avec une victoire arrachée en prolongations face aux Mexicains du CF Monterrey (2-1). Mais le plus beau est à venir avec un retentissant 3-1 infligé à l’Atlético Mineiro de Ronaldinho en demi-finale, dans un Stade de Marrakech en liesse.

Tout comme le TP Mazembe, les Marocains ont dû s’incliner en finale face à la puissance du champion d’Europe, le Bayern Munich de Franck Ribéry (0-2). Ce dernier est élu Ballon d’Or adidas du tournoi, tandis que l’attaquant du Raja Mouhcine Iajour, auteur de deux buts dans la compétition, décroche le Ballon de Bronze.

Maroc 2014 : Auckland sur le podium

Si Auckland City domine l’Océanie, le club néo-zélandais est souvent condamné à faire de la figuration face aux mastodontes des autres continents. Souvent, mais pas toujours. Après avoir enregistré un succès historique contre le TP Mazembe (3-2) dans le match pour la cinquième place lors de la Coupe du Monde des Clubs de 2009, les Navy Blues marquent de leur emprunte l’édition 2014 en accrochant le podium au terme d’un parcours épique qui les voit triompher du Moghreb Tétouan (0-0; 3-4 t.a.b.) et de l’ ES Sétif (1-0) avant de pousser les Argentins du CA San Lorenzo dans leurs retranchements en demi-finale (2-1 a.p.) et de remporter le match pour la troisième place face aux Mexicains de Cruz Azul FC (1-1, 2-4 t.a.b.).

Un exploit remarquable pour ce club au statut semi-professionnel qui a misé sur un plan de jeu ambitieux sur le plan collectif, abandonnant son traditionnel jeu vertical. “Je suis très fier de ce que nous avons réussi. Nous n’avons perdu aucun match dans le temps réglementaire et nous méritons cette troisième place, car nous avons été fantastiques du début à la fin. D’un point de vue moral, ce sont des joueurs qui ont gagné cette Coupe du Monde”, s’était réjoui Ramon Tribulietx, entraîneur catalan de la formation Kiwi.

Japon 2016 : Kashima, hôte à la hauteur

Après un premier succès poussif contre Auckland (2-1) au premier tour, nul n’imaginait Kashima se hisser jusqu’en finale de la Coupe du Monde des Clubs 2016. Invités de dernière minute en tant que représentants du pays hôte, les Japonais ont enchainé les prestations de haut vol, avec un jeu tout en technique et en vivacité qui a eu raison des Sud Africains de Mamelodi Sundowns (2-0) et de l’Atlético Nacional (3-0).

Les Nippons se sont même offert le luxe de mener 2-1 en finale face au grand Real Madrid grâce à un doublé de Gaku Shibasaki, Ballon de Bronze du tournoi, avant de subir la foudre de Cristiano Ronaldo qui a égalisé à l’heure de jeu avant de frapper deux fois en prolongations (4-2 a.p.).

Deux ans plus tard, c’est encore le Real qui brise les rêves du Petit Poucet en finale avec un cinglant 4-1 infligé à Al-Aïn, champion des Emirats Arabes Unis et représentant du pays hôte, auteur d’un parcours héroïque, à commencer par une remontée fantastique après avoir été mené 0-3 contre Team Wellington au premier tour (3-3, 4-3 t.a.b.), suivie d’une démonstration contre l’Espérance de Tunis (0-3) et d’une demi-finale épique contre River Plate (2-2, 4-5 t.a.b.).