• Joan Oumari est défenseur de l’équipe du Liban
  • Côté club, il évolue au Japon, au FC Tokyo
  • Il compte mettre son expérience au service de son équipe nationale

Le défenseur libanais Joan Oumari n’avait jamais imaginé que son départ pour le Japon en 2018 représenterait une occasion unique. Il a ajouté de nouvelles expériences à celles qu’il a vécues en Allemagne, aux Émirats Arabes Unis, et s’y est fait des amis.

Et pas n’importe lesquels ! Depuis son arrivée au Pays du Soleil Levant, Oumari a joué aux côtés d’une multitude de stars qui ont marqué l’histoire de la Coupe du Monde de la FIFA™, d’Andres Iniesta, Fernando Torres et David Villa, devenus champions du monde avec l’Espagne en 2010, à Lukas Podolski, vainqueur de l’épreuve avec l’Allemagne quatre ans plus tard.

FIFA.com s’est entretenu avec le défenseur de 31 ans pour parler de ce qu’il a appris en jouant au Japon, de ce que c’est de partager le vestiaire avec de grands noms, et des chances du Liban dans les qualifications asiatiques pour Qatar 2022.

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Joan, vous effectuez votre troisième saison au Japon. Que vous a apporté cette expérience d’un point de vue personnel ?

Mon expérience ici est différente de celle que j’ai pu vivre ailleurs, en Allemagne, aux Émirats Arabes Unis, ou en Turquie. Chaque pays a été un nouveau chapitre dans ma carrière, et j’ai appris différents styles de football. Le foot au Japon est différent. Il est rapide en raison de la constitution physique des joueurs. Jouer au Japon m’a aidé à améliorer mes performances, ma force physique et la précision de mes passes. La présence de joueurs de top niveau sur le terrain m’a permis d’améliorer ma concentration. Et la discipline est très importante ici.

Vous avez eu l’opportunité de côtoyer de grands noms…

C’est merveilleux de jouer aux côtés de très grands footballeurs comme Andres Iniesta, Lukas Podolski, David Villa et Fernando Torres. Ce sont des joueurs merveilleux, dotés de personnalités formidables. On apprend beaucoup à leurs côtés. C’est une expérience inoubliable de fréquenter des personnes comme ça.

Comment cela vous a-t-il été à progresser, sur le terrain et en dehors ?

À Sagan Tosu, mon jeu s’est pas mal amélioré et Fernando Torres m’a motivé à placer la barre encore plus haut. C’est une personne vraiment “cool”, humble, qui m’a toujours motivé à faire mieux. C’était aussi génial de partager le vestiaire de s’entraîner avec Iniesta et Podolski au Vissel Kobe. S’entraîner avec Iniesta est quelque chose d’incroyable. Avec Podolski, on est devenus très amis, entre autres parce qu’on communiquait tous les deux en allemand. Tout cela a été une expérience irremplaçable.

Vous êtes un pilier de l’équipe du Liban. Comment évaluez-vous les performances du football libanais au cours des deux dernières années ?

Notre équipe nationale s’est beaucoup développée, en particulier avec notre participation à la Coupe d’Asie de l’AFC. Nous avons bien joué en qualifications et nous n’avons pas eu de chance en phase finale. L’important est d’avoir appris de cette expérience. Nous avons beaucoup progressé, nos adversaires l’ont remarqué et savent qu’ils ne peuvent plus nous sous-estimer. Pour ce qui est du football au Liban, il doit se professionnaliser. Si cela arrive, le foot se développera encore plus et les joueurs deviendront bien meilleurs.

Le Liban occupe actuellement la troisième place dans le Groupe H des qualifications asiatiques pour Qatar 2022. Quel regard portez-vous sur votre parcours jusqu’ici ?

Honnêtement, nous aurions pu mieux faire. Nous avons perdu notre premier match 2-0 contre la RDP Corée et laissé filer deux points contre eux à Beyrouth, alors que nous sommes à un niveau plus élevé que le leur [le Liban avait battu la RDP Corée 4-1 à la Coupe d’Asie 2019]. La République de Corée possède une bonne équipe, mais nous avons aussi des joueurs de grande qualité et de toute façon, nous n’avons plus le droit à la défaite si nous voulons nous qualifier. Nous devons nous concentrer et faire preuve de plus de sérieux afin de gagner ce match. Nous devons nous qualifier pour la Coupe d’Asie et par rapport à la Coupe du Monde, je pense que tout est possible. Mais la Coupe d’Asie doit rester notre priorité pour l’instant.

Il vous reste trois matches à disputer dans les qualifications. Selon vous, quelles sont vos chances d’accéder au troisième tour ?

Ce qui est sûr, c’est que nous avons une chance. Ce serait bien de battre le Turkménistan et le Sri Lanka. La République de Corée est une grosse équipe, dont pas mal de joueurs évoluent en Europe. Ce sera un match difficile, c’est certain, mais si nous arrivons à obtenir un nul, nous augmenterons nos chances de qualification. Nous allons devoir faire preuve de confiance et de résilience !