• Médaillé d’or olympique, Oribe Peralta livre ses souvenirs et ses conseils
  • Les Jeux Olympiques, une expérience unique
  • “Gagner une médaille d’or m’a rempli de joie”

Le Mexique s’est présenté au Tournoi Olympique de Football Masculin 2012 fort d’un sacre et d’une troisième place décrochés respectivement en Coupe du Monde U-17 et U-20 de la FIFA 2011™. Les supporters attendaient donc beaucoup de leur jeune sélection au mental de battant et déjà rompue au succès au plus haut niveau.

Défaits dans leurs deux derniers matches de préparation face à l’Espagne et au Japon, les Aztèques ont cependant abordé Londres 2012 dans l’incertitude. Malgré tout, ils n’ont jamais perdu confiance et après le nul vierge encaissé contre la République de Corée lors de leur entrée en lice, ils n’ont cessé de monter en puissance.

“Avec le recul, je ressens toujours la même satisfaction en repensant à cet exploit. Peu de gens croyaient en nous, mais nous avons réussi, commente Oribe Peralta, l’un des joueurs clés de la sélection de l’époque, dans un entretien exclusif pour FIFA.com. Nous avons accompli quelque chose de grand pour le Mexique et pour nous.”

Vainqueur du Sénégal en quart, puis du Japon dans le dernier carré, le Mexique s’est adjugé l’or olympique aux dépens du Brésil, à la faveur d’un doublé de Peralta (2-1). “Je me souviens surtout du deuxième but. Nous avions longuement travaillé ce mouvement, mais nous n’avions jamais eu l’occasion de l’utiliser. Curieusement, nous ne le réussissions pas souvent à l’entraînement. Ce but nous a apaisés. Nous subissions une grosse pression brésilienne, mais là, nous nous sommes sentis proches de la médaille, poursuit l’attaquant.

Tout cela a eu une influence considérable sur ma carrière. J’éprouvais une immense satisfaction à représenter le Mexique dans un tournoi international. Être l’un des premiers footballeurs à offrir une médaille d’or à mon pays m’a rempli de joie.”

La quête d’une deuxième médaille d’or

Près de dix ans plus tard, le Mexique se trouve aux portes d’une nouvelle joute olympique. Oribe n’en sera pas, mais nombre de ses jeunes coéquipiers du Guadalajara ont tenu les premiers rôles dans les qualifications du Mexique pour Tokyo 2020. Il fait donc office de conseiller et partage sa riche expérience avec des joueurs du calibre d’Uriel Antuna, J.J Macías et Alexis Vega.

“On n’a pas souvent l’occasion de participer à une telle aventure, alors ils doivent en profiter, oublier la pression et se donner à fond dans chaque match. Ils feront face à des attentes élevées de la part des médias et du public, mais eux seuls seront sur le terrain. Eux seuls sauront jusqu’où ils peuvent aller et comment y arriver.”

Ils s’apprêtent à vivre une fabuleuse expérience. “Le plus grand privilège est de vivre dans le village olympique avec les autres sportifs, et de prendre ses repas en compagnie d’athlètes d’exception et de futures stars.”

La France en obstacle

El Tri a remporté le tournoi préolympique au terme d’une solide performance et en ne concédant que deux buts sur l’ensemble de la compétition. “Ils possèdent une bonne conduite de balle et des joueurs redoutables dans le un contre un. Mais c’est dans le collectif qu’ils s’expriment le mieux.

Leur entraîneur leur laisse toute liberté de jouer, à condition qu’ils assurent la circulation du cuir. Beaucoup comptent de nombreuses années d’expérience en première division, ce qui va les aider à hausser leurs prestations.”

Le tirage au sort a versé le Mexique dans le Groupe A, aux côtés du Japon, de l’Afrique du Sud et de la France, qui sera leur premier adversaire.

“L’entrée en lice est cruciale dans les épreuves courtes comme celle-ci, parce qu’elle permet de se jauger. Au final, quelles que soient la nervosité ou les incertitudes ressenties lors de la première sortie, il faut aller chercher la victoire, car elle est la clé de la suite du tournoi. La France dispose de joueurs de talent, mais je suis convaincu que le Mexique peut l’emporter.

Oribe Peralta rêve évidemment d’or. “J’aimerais voir mon pays gagner. J’aimerais pouvoir fêter une nouvelle médaille et féliciter les joueurs à leur retour, parce qu’en tant que Mexicain, j’aime voir d’autres Mexicains triompher à l’étranger”, conclut-il.