• Palmeiras affronte Santos en finale de la Copa Libertadores
  • Gabriel Menino évoque cette affiche avec FIFA.com
  • Le joueur de 20 ans revient sur sa première convocation en équipe du Brésil et sa rencontre avec Neymar

Alors qu’il s’apprête à regarder la finale de la Copa Libertadores 2019, qui oppose Flamengo à River Plate, les rêves se bousculent dans la tête de Gabriel Menino : gagner la finale du championnat d’État junior, qui doit avoir lieu le lendemain et faire un jour ses débuts professionnels.

Vingt-quatre heures plus tard, Palmeiras remporte le championnat U-20 paulista. Deux mois plus tard, Menino dispute son premier match professionnel. Mieux : alors que son joueur favori sur sa Playstation était Neymar, il se retrouve aujourd’hui à le côtoyer en équipe du Brésil. Quant à la finale de la Libertadores, il fait partie des acteurs les plus attendus de l’édition de cette année.

FIFA.com a rencontré Gabriel Menino pour évoquer son ascension fulgurante, la finale de la Copa Libertadores contre Santos, sa convocation en équipe du Brésil et sa rencontre avec son idole Neymar.

Gabriel, il y a un an, vous attendiez encore de faire vos débuts professionnels. Comment vivez vous cette progression ?

J’ai l’impression d’être dans un rêve. Tout s’est passé si vite. Mes débuts professionnels, mon premier titre, mon premier but, la Seleçao, la finale de la Libertadores… tout ça semble irréel. J’ai l’impression qu’hier encore, j’étais un simple supporter. C’est difficile à croire mais, d’un autre côté, j’ai toujours dit que je ne voulais pas être un joueur comme les autres. Je veux marquer l’histoire de ce club. Quand je suis arrivé au siège du club, j’ai observé les portraits de toutes ces légendes et j’ai pensé : “Un jour, on verra ma photo ici”. Quoi de plus beau que de devenir une idole dans l’un des plus grands clubs de la planète ?

Quel bilan tirez-vous de la saison de Palmeiras ?

Les résultats sont incroyables, mais nous voulons aller plus loin. Nous avons gagné le Championnat Paulista, nous avons atteint la finale de la Coupe du Brésil, nous étions la meilleure équipe de la phase de groupes et nous sommes en finale de la Copa Libertadores. Le dernier match n’était pas brillant, c’est vrai. Nous avons manqué de concentration et de sérieux mais sur l’ensemble de la campagne, nous méritons notre place. L’heure est maintenant venue d’inscrire ce parcours en lettres d’or dans l’histoire de ce club.

Quel rôle a joué votre gardien Weverton dans cette compétition ?

Il a été fabuleux. Il réalise des arrêts extraordinaires dans les moments décisifs. C’est le meilleur gardien du Brésil et sans doute l’un des meilleurs au monde. En plus, c’est un coéquipier en or. Je suis heureux de l’avoir à mes côtés. Avec lui dans le but, tous les joueurs de champ se sentent en confiance.

Pensez-vous déjà à une éventuelle participation à la Coupe du Monde des Clubs de la FIFA ?

Nous prenons Santos très au sérieux ; c’est une grande équipe. La Libertadores est une compétition de premier plan, qui suscite beaucoup de passion et d’émotion. Cette finale va plaire à énormément de gens, non seulement au Brésil mais dans le monde. Tous les ingrédients sont réunis pour assister à un spectacle magnifique : deux belles équipes, de bons attaquants et un derby. Mais en toute franchise, quand j’y pense, je vois toujours Palmeiras soulever le trophée. Le groupe est bon, les joueurs sont solidaires, le collectif fonctionne parfaitement, nous avons d’excellents remplaçants et un entraîneur qui sait tirer le meilleur des joueurs à sa disposition. Nous avons du cœur et beaucoup d’ambition. Les supporters de Palmeiras sont des passionnés, des fanatiques même. Ils attendent depuis 1999. C’est bien trop long ! Je n’étais même pas né ! Je suis convaincu que nous serons champions.

Quel est votre meilleur poste ?

Titulaire ! Moi, je veux jouer avant tout. L’entraîneur est le mieux placé pour choisir mon poste, en fonction de l’adversaire. Je suis bien au milieu et je suis bien dans le couloir. Quel que soit mon rôle, je donne toujours le maximum.

Qu’avez-vous ressenti en recevant votre première convocation en équipe du Brésil ?

C’était fou. Tous les joueurs rêvent d’intégrer la Seleçao. J’ai eu cette chance dès ma première année chez les professionnels. En arrivant, j’ai vu les stars que j’incarnais dans les jeux vidéo. Je n’en croyais pas mes yeux. Il m’a fallu du temps pour m’adapter. Tout le monde a été très accueillant et le niveau est juste exceptionnel. J’ai tellement appris. C’était incroyable d’être là. Je n’en suis que plus décidé à revenir au plus vite en sélection.

Avez-vous des anecdotes sur cette convocation ?

Plus jeune, j’étais fan de Neymar. Un jour, Santos jouait et j’ai supplié mon père de m’emmener. Il a accepté et moi, j’ai crié “Neymar ! Neymar !” pendant tout le match, jusqu’à en perdre la voix. Je venais d’arriver en sélection quand Neymar a fait son apparition. J’ai failli fondre en larmes. Je venais de réaliser l’un de mes rêves d’enfant. J’ai vraiment dû prendre sur moi pour ne pas pleurer. Quand il est venu me voir, je n’en menais pas large. Il s’est présenté et il m’a souhaité la bienvenue. Il était vraiment très simple et aimable. Je lui ai raconté comment j’avais perdu ma voix à cause de lui. “Wow, je me fais vieux”, a-t-il répondu. Nous avons ri tous les deux. Je n’arrivais pas à croire que Neymar était là, en face de moi.

Que pensez-vous de lui en tant que joueur ?

Il est hors du commun. Pour moi, il mérite le titre de Joueur de la FIFA. Il réalise des gestes inimaginables. Je pense qu’il peut gagner le titre The Best – Joueur de la FIFA cette année et la Coupe du Monde au Qatar l’année prochaine.

Aimeriez-vous être du voyage au Qatar avec lui ?

On parle de la Coupe du Monde…. Je vais continuer à travailler dur, je vais tout donner sur le terrain et avec un peu de chance, je pourrai peut-être réaliser un autre de mes rêves.