• Les FIFA Legends Kaká, Javier Mascherano et Júlio César ont participé à une conférence de presse
  • Au menu notamment, la finale de Qatar 2020 entre Tigres et le Bayern Munich
  • La pandémie de Covid-19 peut-elle entraîner le sacrifice d’une génération ?

La Coupe du Monde des Clubs de la FIFA™ rassemble chaque année les plus grands experts de la planète football. Kaká, Javier Mascherano et Júlio César, trois FIFA Legends, ont participé à une conférence de presse organisée le 9 février au Stade Education City de Doha, au Qatar. Pendant une heure, les représentants de la presse internationale leur ont soumis toutes leurs questions à l’occasion de cet événement, retransmis en ligne.

Qu’attendez-vous de la finale de la Coupe du Monde des Clubs 2020 ?

Javier Mascherano : J’espère que ce match fera le bonheur du plus grand nombre. En tout cas, moi, j’ai hâte d’y être. Les Tigres ont écrit une page d’histoire puisque, pour la première fois, un représentant de la CONCACAF participera à cette affiche. De son côté, le Bayern Munich fait partie des poids lourds du football européen depuis de nombreuses années.

Que vous inspire le fait de jouer dans des stades qui seront également utilisés pendant la Coupe du Monde ?

Julio César : Nous avons découvert des stades extraordinaires, avec de magnifiques infrastructures. Je pense que les supporters seront très agréablement surpris quand ils les verront à leur tour.

En cas de victoire, le Bayern égalerait le record de Barcelone, votre ancien club, en remportant un sixième titre. Comment jugez-vous cette performance ?

Javier Mascherano : Je ne faisais pas partie de cette équipe ; je suis arrivé après. Si les Allemands l’emportent, nous serons les premiers à les féliciter. Ils sont les meilleurs en Europe depuis deux ans et s’ils remportent ce match, ils entreront dans l’histoire. Mais je suis sûr que les supporters du Barça n’ont pas envie de voir le Bayern gagner car ils ne veulent pas partager ce record !

Quel regard portez-vous sur cette équipe des Tigres ?

Kaká : Je la trouve très bien organisée. Elle met en place une stratégie cohérente et elle s’y tient.

Julio César : L’entraîneur a très bien préparé la demi-finale. J’ai été le premier surpris de voir Palmeiras se procurer aussi peu d’occasions.

Les Mexicains peuvent-ils battre le Bayern en finale ?

Kaká : À ce niveau, il faut absolument avoir un plan de bataille bien établi. Le Bayern fait actuellement partie des meilleures équipes au monde, ça ne fait aucun doute. Nous allons avoir la chance d’assister à un beau duel, entre deux très grands entraîneurs.

Mascherano : Je suis sûr que les Tigres vont aborder ce match avec la ferme intention d’imposer leur style de jeu. Ils ne seront sûrement pas intimidés. On sent qu’ils essayent toujours de laisser leur marque sur le jeu.

Que vous inspirent les stades sans supporters ?

Mascherano : La santé passe avant tout, évidemment. La FIFA et le Qatar n’ont pas ménagé leurs efforts pour faire en sorte que cette compétition puisse avoir lieu, malgré des conditions difficiles. Il faut avoir à l’esprit que cette compétition est l’une des rares à pouvoir accueillir des spectateurs. Ça nous touche bien sûr énormément. C’est un signal positif.

Kaká : Je n’imagine pas ce qu’on ressent lorsqu’on joue dans ces conditions. J’ai demandé à des joueurs de m’en dire plus à ce sujet et ça semble être très particulier. C’est étrange de marquer un but et de ne pas pouvoir se plonger dans l’ambiance du stade. On a du mal à imaginer ce que ça peut représenter. Les stades sont tout de même remplis à 30 %, ce qui est un bon signe. Ça devrait inciter tout le monde à l’optimisme.

La prochaine génération de footballeurs peut-elle souffrir des conséquences de la pandémie ?

Kaká : Je reste optimiste. J’essaye de ne pas trop m’attarder sur les mauvaises nouvelles. Je ne pense pas que la prochaine génération soit perdue. Au contraire, je pense qu’elle sortira plus forte de cette épreuve car elle aura déjà surmonté une situation complètement inédite.

Mascherano : Nous n’avons pas de baguette magique pour remédier à la situation. Mais moi aussi, je suis optimiste. C’est vrai, les jeunes n’ont pas pu s’entraîner, mais nous n’allons pas perdre une génération complète à cause d’une année ou d’une année et demie. Vous verrez qu’au bout du compte, les choses s’adapteront d’elles-mêmes à la nouvelle réalité.

Julio Cesar in Bangladesh