• Le Bayern Munich remporte la Coupe du Monde des Clubs pour la deuxième fois
  • Une grande première pour les Tigres de la UANL
  • Al Ahly et Al Duhail satisfaits, Ulsan et Palmeiras déçus

Le premier tournoi FIFA organisé depuis le début de la pandémie de Covid-19 s’est achevé sur la victoire d’une équipe européenne. Au Qatar, le Bayern Munich a remporté son sixième titre de l’année, un exploit qui n’avait été réalisé qu’une seule fois auparavant, par le FC Barcelone en 2008/09. Il s’agit en outre du second sacre du géant bavarois en Coupe du Monde des Clubs de la FIFA™.

Les Allemands font parler leur supériorité dès leur première sortie contre les Égyptiens d’Al Ahly SC. En demi-finale, Lewandowski, qui sera élu meilleur joueur du tournoi, s’offre un doublé synonyme de qualification pour le grand rendez-vous. Le Bayern affiche à cette occasion une justesse technique et une puissance impressionnantes, mais les champions d’Afrique n’ont pas à rougir de leur performance. Malheureusement pour eux, ils ont eu bien du mal à contenir les assauts de leurs adversaires, surtout en deuxième mi-temps. En finale, les Tigres donnent du fil à retordre aux Bavarois, mais ces derniers démontrent une nouvelle fois leur capacité à se sublimer dans les moments décisifs.

Année folle

Depuis un an, cette équipe ne cesse d’impressionner par sa détermination. Le 16 juin, elle remporte la Bundesliga en s’imposant 1-0 devant le Werder Brême, à quatre journées de la fin de la saison. Ce 30ème titre de champion d’Allemagne en poche, elle ajoute à son tableau de chasse une 20ème Coupe d’Allemagne le 4 juillet, cette fois aux dépens du Bayer Leverkusen. Le 23 août, elle vient à bout du Paris Saint-Germain en finale de la Ligue des champions de l’UEFA, une compétition qu’elle remporte pour la sixième fois de son histoire. Un mois plus tard, elle prend le meilleur sur Séville en Super Coupe de l’UEFA. Le 30 septembre, c’est au tour du Borussia Dortmund de courber l’échine, en finale de la Supercoupe d’Allemagne. Le Bayern réalise finalement la passe de six le 11 février 2021, au Qatar.

De leur côté, les Tigres ont aussi des motifs de se réjouir. Après avoir inscrit son nom au palmarès de la Ligue des champions de la Concacaf pour la première fois de son histoire, l’équipe d’André-Pierre Gignac est devenue le premier représentant de la Zone Amérique du Nord, centrale et Caraïbes à atteindre la finale de la Coupe du Monde des Clubs. L’exploit est d’autant plus remarquable que ses victoires sur les champions d’Asie et d’Amérique du Sud, Ulsan et Palmeiras, ne souffrent aucune contestation.

Aujourd’hui âgé de 35 ans, l’ancien Marseillais s’est imposé comme un joueur incontournable dans la région depuis son transfert au Mexique en 2015. Le Français peut même être considéré comme l’un des grands animateurs de cette édition 2020 au Qatar, comme en témoigne son titre de meilleur buteur.

Performances et contre-performances

Le tournoi restera marqué par le bon parcours d’Al Ahly, vainqueur des Qatariens d’Al Duhail lors de sa première sortie. Si les Égyptiens ont été contraints de baisser pavillon face au futur lauréat de l’épreuve en demi-finale (2-0), ils ont su relever rapidement la tête. Ils ont en effet fait preuve d’un grand courage pour s’imposer aux tirs au but dans le match pour la troisième place qui les opposait à Palmeiras, l’un des candidats au titre suprême. Les Diables Rouges repartent donc avec leur deuxième médaille de bronze, la première ayant été conquise en 2006.

En revanche, Palmeiras n’a pas été à la hauteur des attentes de ses supporters. Présenté comme l’un des possibles rivaux du Bayern, le club brésilien a été sorti sans ménagement par une équipe des Tigres parfaitement organisée. Son ultime sortie face à Al Ahly ne lui a pas donné non plus l’occasion de redorer son blason. À n’en pas douter, cette quatrième place laissera un goût amer dans la bouche des joueurs.

De son côté, le représentant du pays hôte s’est battu courageusement contre Al Ahly au deuxième tour, sans toutefois parvenir à forcer les portes du dernier carré. Les hommes de Sabri Lamouchi ont toutefois réussi à éviter de répéter les mêmes erreurs dans le match pour la cinquième place, ce qui leur a permis de marquer à trois reprises contre Ulsan.

Enfin, les Sud-Coréens peuvent nourrir de gros regrets. Privés des services de leur attaquant Junior Negrao, transféré juste avant le début du tournoi, ils ont manqué de mordant sur le plan offensif. Leur connaissance des stades du Qatar, qui avaient accueilli une partie des matches de la Ligue des champions de l’AFC 2020, ne leur a finalement été d’aucune utilité.