• Lazarević a offert la victoire à la Serbie en barrage pour la Coupe du Monde de Futsal
  • Son triplé contre la Finlande a propulsé son équipe en Lituanie
  • L’attaquant vise désormais une place en quarts de finale

Le 9 décembre 2020 à l’Arena de Vantaa, les Finlandais font grise mine. Dès le coup de sifflet final de ce barrage retour, les joueurs de la Serbie se sont rassemblés au milieu du terrain pour chanter et danser tous ensemble. Vainqueur d’une courte tête (1-0) à l’aller, la Serbie a validé son billet pour la Coupe du Monde de Futsal de la FIFA, Lituanie 2021™ au terme d’un nul spectaculaire (5-5), arraché sur le terrain de son adversaire.

Au milieu de cette petite foule en liesse, Jovan Lazarević ne boude pas son plaisir. L’attaquant, qui vient de signer un triplé, restera le héros du jour et l’un des artisans de la qualification de la Serbie pour le rendez-vous mondial. À 23 ans, il a éclaboussé la partie de son talent, prouvant au passage qu’il n’était pas nécessaire de posséder de longues années d’expérience pour gérer la pression.

“Bien sûr, j’étais ravi d’avoir marqué trois buts, mais cet exploit est à mettre au crédit de tout un groupe. C’était mon soir. Le temps d’un match, j’ai récolté les fruits de tous les sacrifices que j’avais consentis jusque-là. Je suis vraiment très content car je sais que tous les amateurs de futsal en Serbie ont pris beaucoup de plaisir à regarder ce match”, explique Lazarević.

Grâce à l’attaquant du FC Mostar SG, en Bosnie-et-Herzégovine, la Serbie s’apprête à vivre sa deuxième Coupe du Monde de Futsal, neuf ans après Thaïlande 2012, et l’aborde avec de grandes ambitions. “Nous avons du potentiel. J’ai hâte de voir où nous en sommes sur le plan collectif et ce que nous valons vraiment face aux meilleurs. La Coupe du Monde va nous donner l’occasion de croiser des adversaires de grande qualité. C’est aussi une immense vitrine et je sais que tous les clubs du monde vont suivre chaque match à la loupe. Pour nous, c’est une opportunité”, reconnaît-il.

Une marge de progression

Il y a neuf ans en Thaïlande, pour leur première participation, les Serbes avaient atteint les huitièmes de finale. Lazarević souhaite faire encore mieux cette année. “Nous pouvons raisonnablement espérer passer la phase de groupes. Après ça, tout est possible, mais une place en quarts de finale serait déjà considérée comme un bon résultat pour le futsal serbe”, annonce Lazarević, qui apprécie Lozano, Diego et Merlim, et espère avec l’occasion de jouer contre eux pendant le tournoi mondial.

Le gaucher serbe fait preuve d’optimisme, et estime que sa sélection a les atouts nécessaires pour être à la hauteur de ses ambitions. “Nous avons un groupe jeune et nous sommes très proches en dehors du terrain. Nous pratiquons un jeu moderne, tout en vivacité”, précise-t-il ,tout en étant conscient des améliorations possibles. “Nous avons encore une bonne marge de progression. Nous devons apprendre à rester concentrés pendant les 40 minutes du match. On ne peut pas se permettre de jouer par intermittence.”

Depuis son triplé en Finlande, Lazarević a vu le nombre de ses admirateurs augmenter. Son père, lui, a toujours été à ses côtés. “C’est mon héros et mon idole. Il a toujours été là pour moi et je lui dois absolument tout. S’il est fier de moi aujourd’hui, je ne peux que m’en réjouir”, conclut Lazarević qui, en septembre prochain, aura de nouveau l’occasion de faire la fierté de la Serbie.