• Le Bayern Munich fera son entrée en lice en Coupe du Monde des Clubs de la FIFA 2020™ le 8 février
  • En demi-finale, le club le plus titré d’Allemagne affrontera le vainqueur d’Al-Duhail – Al Ahly
  • Pour l’entraîneur Hansi Flick, le titre mondial serait “la cerise sur le gâteau”, après une saison exceptionnelle

Hans-Dieter Flick et le Bayern Munich sont aujourd’hui aux portes d’un exploit : une victoire en Coupe du Monde des Clubs de la FIFA 2020™ leur permettrait de devenir la deuxième équipe à remporter six titres en l’espace d’une année, 12 ans après le FC Barcelone. Pour autant, le technicien allemand n’entend pas se mettre la pression.

“Dans un club comme le Bayern, la victoire est une seconde nature ; nous cherchons toujours à gagner un maximum de compétitions. Nous avons déjà réussi le triplé et, maintenant, nous allons reporter notre attention sur la Coupe du Monde des Clubs. Nous sommes tous très motivés à l’idée d’ajouter une ligne supplémentaire à notre palmarès.”

Le club le plus titré d’Allemagne fera son entrée en lice le 8 février face au vainqueur du quart de finale opposant Al-Duhail SC (Qatar), représentant du pays hôte, et Al-Ahly SC (Égypte), vainqueur de la Ligue des champions de la CAF.

Se mesurer aux meilleurs

Pour remplir ses objectifs, Flick peut compter sur un effectif expérimenté : le capitaine et The Best – Gardien de la FIFA Manuel Neuer, les anciens champions du monde Thomas Müller et Jerome Boateng, ainsi que l’Autrichien David Alaba ont déjà remporté la Coupe du Monde des Clubs, en 2013. Entraîné par Pep Guardiola, le club bavarois s’était imposé 2-0 en finale face au Raja de Casablanca.

“Tous, y compris Hermann Gerland, qui faisait déjà partie de l’équipe technique, m’ont dit qu’ils en gardaient d’excellents souvenirs”, raconte Flick. “Visiblement, ils ont pris beaucoup de plaisir à jouer là-bas. Si, en plus, la victoire est au bout, c’est encore mieux. C’est ce qu’ils ont vécu en 2013 et tout le monde a envie que ce groupe puisse connaître une expérience similaire cette année.”

La Coupe du Monde des Clubs de la FIFA est aussi l’occasion pour une équipe comme le Bayern de se frotter aux meilleures formations des autres continents. Une expérience aussi rare que précieuse pour Flick. “C’est un peu la même chose pour les équipes nationales. Avec l’EURO ou, dans notre cas, la Ligue des champions, on rencontre exclusivement des équipes européennes. Les équipes sud-américaines, asiatiques ou africaines ont une mentalité différente”, explique le technicien allemand. “D’un côté, il y a la mentalité et l’attitude des joueurs mais, de l’autre, il y a aussi une autre façon d’envisager le football et de développer son jeu sur le terrain. Je suis impatient d’analyser les différentes tendances. J’y trouverai peut-être des sources d’inspirations. Quoi qu’il en soit, ces compétitions internationales sont toujours intéressantes et on ne peut que progresser en se mesurant aux meilleures équipes du monde.”

Un statut à assumer

En tant que champion d’Europe en titre, le Bayern se présente au Qatar dans un rôle de favori au vu du palmarès de la compétition : la dernière victoire d’une équipe issue d’un autre continent que l’Europe remonte à 2012 au Japon, lorsque les Brésiliens de Corinthians s’étaient imposés en finale face à Chelsea. Depuis, le Bayern Munich (2013), le Real Madrid (2014, 2016, 2017, 2018), le FC Barcelone (2015) et Liverpool (2019) se sont succédé sur la première marche du podium.

En cas de qualification pour la finale, les Allemands auraient rendez-vous le 11 février au stade Education City. “Nous sommes là pour gagner. C’est notre but et notre ambition”, admet Flick. “Mais avant de parler de ses objectifs, il faut d’abord s’imposer sur le terrain. Nous avons une demi-finale à disputer. Si nous voulons aller plus loin, il faudra commencer par bien négocier cette partie. Ensuite, nous l’espérons, il sera temps de penser à la finale. Comme toujours, le travail passe en premier ; dans un deuxième temps, nous verrons si nous aurons l’occasion d’en retirer les fruits”, conclut-il.