• Firminio s’est offert un doublé contre la Bolivie (5-0)
  • Il évoque son nouveau rôle et ses ambitions pour Qatar 2022
  • Il parle de son admiration pour Alisson, Coutinho, Neymar et Salah

Depuis la nuit des temps, les sélectionneurs brésiliens sont confrontés au même problème : convaincre leurs attaquants, aussi doués soient-ils, de participer au jeu défensif.

Tite, lui, a dû gérer une situation inédite : l’homme en charge de l’équipe du Brésil a demandé à son fer de lance de… délaisser le pressing, afin de se concentrer sur la finition. Roberto Firminio lui a répondu en signant un doublé à l’occasion de la large victoire (5-0) de la Seleçao sur la Bolivie, dans les qualifications pour la Coupe du Monde de la FIFA, Qatar 2022™.

Pour FIFA.com, l’attaquant de Liverpool évoque ses nouvelles consignes en sélection, le duel à venir face au Pérou, Philippe Coutinho, Neymar, Mohamed Salah et son ambition d’aider le Brésil à remporter le trophée le plus convoité de la planète.

Roberto Firmino, vous venez de marquer à deux reprises contre la Bolivie. On imagine que vous êtes satisfait ?

C’est surtout la performance d’ensemble de l’équipe et l’état d’esprit que nous avons affiché qui sont satisfaisants. Il était important pour nous de débuter ces qualifications du bon pied ; nous l’avons fait avec la manière, ce qui ne gâte rien. Je suis évidemment très heureux d’avoir trouvé le chemin des filets par deux fois. J’aurais pu marquer davantage car j’ai eu d’autres occasions, mais je suis content. À 29 ans, j’ai le sentiment d’être à mon meilleur niveau. Je vais continuer à travailler dur pour aider la Seleçao à valider son billet pour la Coupe du Monde.

On dit que Tite vous a demandé de moins défendre. C’est vrai ?

Oui. Attention, il ne m’a pas dit de ne pas aider mes coéquipiers, mais il veut que je passe le plus de temps possible dans la surface de réparation. Il ne veut pas que je m’épuise à courir après le ballon, même si j’ai toujours un marquage à respecter. Je dois être plus présent dans la zone de vérité. J’ai naturellement tendance à participer à l’effort défensif, comme à Liverpool. Il faut donc que je me fasse violence pour respecter les consignes de Tite. J’aime bien participer au jeu et offrir des passes décisives, mais j’apprécie aussi de me tenir en embuscade pour marquer.

Pendant trois décennies, le Brésil a pu compter sur Careca, Romario et Ronaldo. Depuis, personne ne s’est vraiment imposé dans le rôle d’avant-centre. Pourriez-vous reprendre ce poste ?

Oui, je le crois. J’aime jouer en pointe et je veux être le numéro 9 attitré du Brésil.

Que pouvez-vous nous dire sur le Pérou ?

C’est une équipe qui a beaucoup progressé en peu de temps. Elle s’est qualifiée pour la Coupe du Monde et elle a atteint la finale de la Copa America l’année dernière. Nous l’avions emporté, mais ça n’avait pas été un match facile. Les Péruviens ont du talent et ils peuvent nous poser des problèmes. Nous nous attendons à un match difficile. Pour gagner, nous devrons évoluer à notre meilleur niveau.

Alisson est blessé actuellement. Selon vous, où se situe-t-il par rapport aux meilleurs gardiens du monde ?

À mes yeux, c’est lui le numéro un. Et je ne dis pas ça parce que nous jouons ensemble. Sur le terrain, il fait des choses incroyables. Il est toujours très bon avec la Seleçao. Loin des pelouses, c’est un type fantastique. C’est un ami exceptionnel, quelqu’un avec qui je m’entends très bien.

Philippe Coutinho est en forme…

Il est phénoménal. C’est un magicien. Il a des pouvoirs surnaturels. Il crée du jeu à partir de rien, en réalisant des gestes inimaginables. Il faut généralement avoir recours au ralenti pour comprendre ce qu’il a fait. Quel joueur hors du commun ! J’ai adoré joué avec lui à Liverpool et j’adore jouer avec lui en équipe du Brésil aujourd’hui. Je suis son plus grand fan. Pour moi, il fait partie des meilleurs joueurs au monde.

Et que dire de Neymar ?

Encore un talent incroyable ! Il a crevé l’écran contre la Bolivie. Il a beaucoup couru en défense et, balle au pied, il a réussi des gestes invraisemblables. Je crois qu’il n’y a pas de mots pour le décrire.

Vous connaissez bien Mohamed Salah…

Je l’admire énormément. J’aime sa façon de jouer. Il marque tellement de buts. On n’imagine pas tous les efforts qu’il déploie. J’ai énormément de chance d’évoluer à ses côtés et avec [Sadio] Mané, un autre footballeur de génie.

Vous avez remporté beaucoup de titres avec Liverpool. La Coupe du Monde fait-elle aussi partie de vos objectifs ?

J’aimerais tellement la gagner, vous n’avez pas idée… Ça compte énormément à mes yeux. Nous avons gagné la Ligue des champions, la Coupe du Monde des Clubs, la Premier League. Mais la Coupe du Monde manque à mon palmarès. Il faut continuer à travailler et à rêver. Nous pouvons aller au bout en 2022, j’en suis certain. Je suis très fier de jouer pour la Seleçao, d’évoluer aux côtés de ces footballeurs exceptionnels et sous les ordres d’entraîneurs de qualité. J’ai une totale confiance dans ce groupe et dans cette équipe technique.