• Omar Da Fonseca a été joueur professionnel de 1979 à 1993
  • Il est aujourd’hui consultant pour la télévision française
  • Il adore ses compatriotes Diego Maradona et Lionel Messi

Tout au long de sa vie, Omar Da Fonseca a fait de l’amour du jeu sa priorité. Que ce soit pendant son enfance dans les rues de Buenos Aires, quand il était joueur professionnel ou maintenant qu’il est consultant pour la télévision française, il a toujours mis sa passion au service du football. L’Argentin aime le ballon rond, il le vit, il le rit. Alors, quand on l’interroge sur les qualifications sud-américaines pour la Coupe du Monde de la FIFA, Qatar 2022, la discussion dévie inévitablement sur des anecdotes, des souvenirs et autres envolées lyriques.

À 62 ans, Da Fonseca est l’un des commentateurs préférés des Français. Depuis un quart de siècle, il fait vivre la Liga et le football sud-américain aux fans de l’hexagone. Actuellement, c’est sur la chaîne beIN SPORTS* qu’il donne de la voix. Au cours d’un match, s’il se passe quelque chose d’exceptionnel, il n’hésite pas à chanter, crier, rigoler. Il n’a pas de limite. “Certains consultants se préservent parce qu’ils ont des ambitions pour le futur. Moi j’essaye d’avoir une identité, de m’amuser. J’ai plein de fiches sur lesquels j’écris des phrases, des proverbes, des oxymores, des figures de style. Mais il y a aussi des choses qui sortent sur le moment, avec l’adrénaline, l’émotion. Je dois être en fusion avec ce que je vois”, confie-t-il à FIFA.com.

L’admiration pour deux Argentins

C’est sur son compatriote Lionel Messi, un joueur qu’il admire particulièrement, qu’il se montre le plus en verve. “Il représente ce que nous, enfants, et surtout en Argentine, on rêve de faire. C’est le premier joueur qui a mis en avant le jeu par rapport à l’enjeu”. Pour lui, The Best Joueur FIFA 2019 n’est pas un phénomène quantifiable. “En ce moment, on ne cesse de faire des statistiques. Combien de kilomètres parcourus, combien de duels gagnés. Lui il ne court pas toujours. Mais quand il ne court pas, il réfléchit. Et moi je pense qu’il vaut mieux rentrer sur un terrain pour réfléchir que pour faire de l’athlétisme”.

Plus tôt dans sa vie, c’est un autre Argentin qu’il a admiré. À la fin des années 1970, Da Fonseca est convoqué en sélection par Cesar Luis Menotti. Sa carrière internationale ne sera pas longue, mais il a la chance de côtoyer Diego Maradona. “Dans l’équipe, il y avait Maradona, Gabriel Caldéron, Ramon Diaz… La première fois que j’ai vu Diego, c’était fou. On le connaissait comme le mec intouchable. C’était le paradoxe de Maradona, parce qu’en même temps c’était un mec de la rue. Il utilisait la ruse, la malice, la débrouille mais aussi la tendresse quand il pleurait”. Son amour pour le légendaire numéro 10 argentin ne le quittera jamais.

En 1984, Maradona signe à Naples. Deux ans plus tard, Da Fonseca rejoint l’AS Monaco. “En France, nous avions la chance de jouer souvent le samedi. Quand il se déplaçait dans le nord de l’Italie, je prenais ma voiture le dimanche et j’allais le voir jouer. Alors qu’on avait été sélectionnés ensemble et qu’on s’était aussi déjà affrontés. C’est pour dire à quel point il émerveillait tout le monde, à quel point il nous apportait de l’émotion.”

Omar Da Fonseca with fans

Trio de favoris

Da Fonseca aura peut-être de nouvelles raisons de s’émerveiller à l’occasion de la quatrième journée des qualifications sud-américaines pour la Coupe du Monde de la FIFA, Qatar 2022. Pour le consultant, trois équipes sont au dessus de la mêlée. “Le Brésil, l’Argentine et l’Uruguay sont quand même plus forts que les autres au niveau des qualités individuelles. Après, il y a la Colombie, avec Duvan Zapata et Luis Muriel, deux joueurs qui jouent ensemble, qui ont faim et qui marchent bien. James Rodriguez est en forme, Ivan Cuadrado continue de performer. Puis il y a le Chili même si c’est un peu vieillissant et, dans un troisième temps, il y a le Pérou et le Paraguay. Mais attention à l’Équateur qui a très bien commencé”.

Mais s’il évoque ces équipes, il se méfie également des surprises, notamment en raison de l’absence de public. “Le supporter en Amérique du Sud favorise son équipe, il la met dans des bonnes dispositions, il transcende ses joueurs et crée une ambiance d’intimidation. Donc c’est évident que la nudité des stades change la donne, mais de là à rebattre les cartes, j’en doute”, conclut-il.

Le saviez-vous ?

  • Omar Da Fonseca n’a connu que deux championnats dans sa carrière : la Primera Division argentine avec le CA Belgrano et Vélez Sarsfield et la D1 française avec Tours, le Paris Saint-Germain, l’AS Monaco, Toulouse et le Paris FC.
  • Il a remporté deux fois le championnat de France avec le PSG en 1986 et avec l’AS Monaco en 1988.
  • Il a également été agent de joueurs puis directeur de la cellule de recrutement de Saint-Etienne entre 2005 et 2008. Il a passé son premier degré pour devenir entraîneur mais “ça ne m’a pas inspiré, ce n’était pas motivant. Je n’ai pas ressenti une possibilité de m’épanouir là-dedans.”
  • En septembre, il a sorti son autobiographie Gracias a la Vida dans laquelle il met en avant la chance qu’il a eue de vivre cette carrière et de se sentir toujours privilégié.

*beIN SPORTS diffusent les éliminatoires CONMEBOL pour la Coupe du Monde de la FIFA, Qatar 2022 en Australie, Nouvelle-Zélande, France, dans le Moyen-Orient et en Afrique du Nord