• Le Nicaragua s’apprête à disputer deux matches capitaux pour ses ambitions mondialistes.
  • Carlos Chavarría compte apporter son efficacité et son vécu.
  • “Ce serait un rêve d’aller à la Coupe du Monde.”

Il y a un peu moins d’un an, la vie du Nicaraguayen Carlos Chavarría a basculé à jamais lorsque son père, le pilier de sa vie, a quitté ce monde. Pourtant, au fil du temps, il a transformé cette douleur incommensurable en un moteur qui le pousse à accomplir le plus grand rêve de la vie d’un footballeur : participer à la Coupe du Monde de la FIFA™.

“J’ai pu concrétiser ma passion du football grâce à l’amour et aux efforts de mes parents, car ils m’ont toujours soutenu. Ils ont joué un rôle fondamental. Ils ont toujours été là pour moi, en particulier mon père. Qu’il repose en paix”, raconte l’attaquant dans un entretien exclusif avec FIFA.com.

Ce soutien lui a permis de se faire remarquer très jeune. “J’ai commencé dans un championnat organisé par la fédération. Les matches se jouaient sur des terrains qui n’étaient pas terribles, mais qui suffisent pour lancer les plus jeunes.”

“Ensuite, je suis arrivé en première division par le biais d’un tournoi auquel participaient plusieurs départements du pays. C’était l’occasion de détecter des joueurs pour les U-15 et c’est comme ça que j’ai fait mes débuts avec cette sélection. Ça s’est bien passé et à partir de là, le Real Estelí s’est intéressé à moi et il m’a fait signer un contrat.”

Lors de ses deux premières années chez les pros, le néophyte a décroché deux titres nationaux. À 18 ans, il faisait déjà ses débuts en équipe nationale. “Pour mon jeune âge, ce sont de très belles expériences. Je ne m’attendais pas à vivre ce genre de choses mais ça s’est fait. Toute cette période de ma vie a été très forte en émotions.”

Carlos Chavarría en bref

  • Il est né le 2 mai 1994 à Estelí, au Nicaragua.
  • Il mesure 1,79 m pour 72 kg.
  • Il a débuté chez les pros en 2013 au Real Estelí.
  • C’est un attaquant rapide et efficace devant le but.
  • Entre 2018 et 2020, il a évolué à Malte, en Iran et en Tunisie.
  • Aujourd’hui, il joue de nouveau au Real Estelí.

Nicaragua forward Carlos Chavarria (7) celebrates with teammates

Battre Belize

Aujourd’hui, Carlos a 27 ans et ce n’est plus un gamin. Son nom est de plus en plus fréquemment cité parmi les joueurs chargés de porter le Nicaragua sur leurs épaules. Cela est d’autant plus vrai aujourd’hui, alors que la sélection occupe la première place du Groupe E de la première phase des qualifications de la zone Amérique du Nord, centrale et Caraïbes pour Qatar 2022.

“Avec mes coéquipiers, on croit en nos chances de qualification. Ce serait un rêve de participer à une Coupe du Monde. Qu’est-ce que ce serait beau ! Et puis ce n’est pas seulement notre rêve, c’est aussi celui de tous les Nicaraguayens. Et pour le réaliser, il va falloir se battre jusqu’à la fin.”

Pour entretenir ce rêve, il faudra d’abord battre Belize. “De ce qu’on a pu voir, ils ont de belles qualités. C’est une équipe qui se bat sur tous les ballons, qui ne baisse jamais les bras. Mais nous aussi, on a nos armes. Ils vont venir chercher un résultat, mais nous aussi, on aura des intentions.”

La rencontre décisive aura lieu le 8 juin à Haïti, qui nourrit également de grosses ambitions pour la suite : “On a fait trois matches contre eux. C’est une très bonne équipe et là encore, ce sera la victoire ou rien. On va se battre jusqu’à la fin et eux aussi, ils vont tout donner.”

En alignant les bonnes performances en qualifications, Chavarría mettra aussi toutes les chances de son côté pour atteindre d’autres objectifs sportifs. “Mon rêve a toujours été de partir à l’étranger et aujourd’hui, j’ai encore envie de le faire. Mais chaque chose en son temps. Ce que je vis en ce moment, c’est extraordinaire. C’est une expérience unique, géniale.”

Aujourd’hui, l’homme qui a donné la main au petit Carlos lors de ses premiers dribbles puis qui l’a accompagné au début de sa carrière n’est plus de ce monde. Mais demain, comme toujours, les buts et les célébrations de son fils seront tournés vers le ciel. La suite des réjouissantes sera-t-elle une qualification mondialiste ? Seul l’avenir le dira. En tout cas, Chavarría est prêt à tout pour surmonter tous les obstacles qu’il trouvera sur la route de ses rêves.