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Arrivé du VfB Stuttgart au Bayern Munich à l’été 2019 fort de son statut de champion du monde, Benjamin Pavard (24 ans) avait idéalement profité du repositionnement de Joshua Kimmich dans l’entrejeu. Devenant l’un des joueurs les plus utilisés par Niko Kovac puis Hans-Dieter Flick (47 matches, 4 buts et 7 passes décisives), il était conforté dans son statut. En effet, l’ancien Lillois avait convaincu en s’affirmant comme le pendant idéal d’Alphonso Davies sur le flanc droit de la défense. C’est ainsi qu’après avoir été précieux dans la quête des différents titres acquis par le Rekordmeister, Bouna Sarr est arrivé pour occuper le rôle de doublure.

Un transfert surprenant, mais soulageant pour Benjamin Pavard qui restait le titulaire indiscutable alors qu’une arrivée de Sergiño Dest aurait peut-être rebattu les cartes. Quoi qu’il en soit, le Français pouvait se montrer confiant. Cependant, ses performances du début de saison ont été compliquées. Blessé lors de l’été avec une blessure au ligament, il avait manqué une bonne partie du Final 8, mais avait quand même joué 8 minutes contre l’Olympique Lyonnais en demi-finale. Utilisé dès les premiers matches de championnats, il semblait dépassé. Sa condition physique n’était pas optimale.

Une blessure handicapante

C’est ce qu’il a expliqué lors d’un entretien pour Téléfoot : «comme je suis revenu en avance, j’ai eu un coup de moins bien, dans ma tête je n’étais pas heureux. Je ne me sentais pas bien physiquement et je savais que je n’étais pas bon, pas forcément. On dit souvent que quand ça ne va, il faut fermer sa bouche et se réfugier dans le travail, c’est ce que j’ai fait. J’ai beaucoup travaillé avec mon préparateur physique et aujourd’hui j’enchaîne les performances.» Bien qu’optimiste, le Français est toujours dans un exercice compliqué. D’indiscutable, il est passé d’un joueur qui n’a joué que cinq des dix derniers matches de Bundesliga pour lesquels il était apte en intégralité. Preuve de son irrégularité.

D’ailleurs son coach Hans-Dieter Flick n’avait pas manqué de le pointer du doigt après un match très compliqué contre Mayence où il était sorti à la pause (mené 2-0, le Bayern a gagné 5-2 après la sortie de Benjamin Pavard). «Les changements nous ont fait du bien, ils étaient finalement justes. Nous n’avions pas trop de situations à l’extérieur, surtout du côté droit. Il est important que nous fassions moins d’erreurs sur les côtés. En deuxième mi-temps, Joshua Kimmich a montré comment on devait faire sur les côtés» n’avait pas manqué d’affirmer le coach allemand.

Benjamin Pavard doit désormais réagir

Conscient que l’absence de véritable concurrence n’a pas aidé Benjamin Pavard, notre confrère de Fussball Transfers Lukas Hörster est assez sceptique face aux performances du Français. «Je ne suis pas convaincu de Pavard. Pour moi, il n’a jamais été la solution idéale à ce poste, car il n’est pas aussi bon en combinaison et en puissance offensive que ses coéquipiers. Bien sûr, il a ses qualités, c’est un bon défenseur surtout et il est dangereux sur coup de pied arrêté avec la tête. Peut-être que le niveau qu’il a montré cette saison est son niveau normal (malgré quelques erreurs défensives). La saison dernière, il faisait partie d’une équipe parfaite et ce n’est pas le cas cette année» nous a-t-il expliqué.

Actuellement touché par le Covid-19, Benjamin Pavard ne jouera pas en Ligue des Champions ce mardi contre la Lazio. Néanmoins, c’est sa présence dans le onze qui est désormais remise en question. Depuis quelques matches, Niklas Süle occupe la position et se montre plus rassurant en défense. Un secteur en difficulté cette saison. Avec 31 buts encaissés en 22 matches, le Bayern Munich dispose de la sixième meilleure défense à égalité avec le Werder Brême et le Borussia Dortmund.

«La raison de nombreux buts encaissés: le Bayern a joué un style très risqué, mais parfait l’an dernier, très haut sur le terrain et tout a fonctionné. Cette année, ils ont essayé de continuer, mais si quelque part quelqu’un fait quelques mètres de moins, il y a des trous et il est facile de créer de grosses occasions avec une seule passe. Et avec l’enchaînement des matches, la concentration pour jouer à ce style risqué n’est pas ici pour le moment» souligne notre confrère. Victime de ses sauts de concentration, Benjamin Pavard connaît sa première zone de turbulences au Bayern Munich. Il lui faudra vite réagir sous peine d’épuiser doucement, mais sûrement le crédit qu’il a acquis l’an dernier.