• Un hommage émouvant, un record amélioré et le retour du trophée en Égypte
  • Le meilleur buteur sorti en quarts de finale, deux réalisations somptueuses en finale
  • Quatre entraîneurs pour un champion, Mosimane rejoint El Gohary

La Ligue des champions de la CAF 2019/20 ne ressemble à aucune autre. Pendant de longs mois, la pandémie de Covid-19 a mis le football à l’arrêt, en Afrique et partout dans le monde. La compétition a ainsi été suspendue entre mars et octobre.

Le tournoi a repris dans des circonstances exceptionnelles : tous les matches ont été disputés à huis clos, une situation qui a finalement profité à Al Ahly. En effet, le géant du Caire a remporté son neuvième titre de champion d’Afrique le 27 novembre, au terme d’un parcours mouvementé. FIFA.com revient pour vous sur cette édition hors du commun.

En route pour Qatar 2020

Al Ahly débute sa campagne en Ligue des champions de la CAF dès le tour préliminaire. Opposés à Atlabara (Soudan du Sud), les Red Devils s’imposent sans trembler (13-0 sur l’ensemble des deux manches). Dans la foulée, ils valident leur billet pour la phase de groupes en disposant aisément de Kano Sport (Guinée équatoriale), 6-0 au meilleur des deux manches. Versé dans une section où figurent également Platinum (Zimbabwe) et Al Hilal (Soudan), Al Ahly s’adjuge la deuxième place derrière l’Étoile du Sahel, un résultat synonyme de qualification pour les quarts de finale.

Les Égyptiens sont cette fois opposés aux Mamelodi Sundowns, lauréats de l’épreuve en 2016. Ils s’imposent 2-0 au Caire, avant d’arracher le nul 1-1 à Pretoria. Ils retrouvent au tour suivant le Wydad Casablanca, qu’ils dominent successivement au Maroc (2-0) et en Égypte (3-1). Il n’en fallait pas davantage pour leur ouvrir les portes d’une finale où les attend le Zamalek.

Les temps forts

Un hommage émouvant

Dans un geste d’une grande élégance, le capitaine d’Al Ahly Mohamed El Shenawy a tendu le trophée à son coéquipier Moamen Zakaria pour lui permettre le brandir. Ce dernier, qui souffre d’une maladie rare, est resté éloigné des terrains pendant un an et demi, afin de suivre un traitement spécifique.

Le Maghreb privé de titre pour la première fois depuis 2016

Depuis trois ans, les clubs du Maghreb avaient pris l’habitude de confisquer le trophée de la Ligue des champions de la CAF. Le Wydad Casablanca avait inauguré cette tendance en battant Al Ahly en 2017. L’ES Tunis lui a ensuite succédé en 2018 et 2019, avant que les Red Devils ne mettent fin à la série en remportant un titre qui leur échappait depuis 2013.

Le Zamalek aux portes de l’exploit

L’autre grand club du Caire a laissé passer l’occasion d’inscrire une sixième ligne à son palmarès continental, ce qui aurait fait de lui la deuxième équipe la plus titrée de l’histoire de la compétition. Les Chevaliers Blancs restent pour l’heure à égalité avec le TP Mazembe (cinq sacres chacun), tandis qu’Al Ahly accroît son avance.

Al Al Ahly et le Zamalek ont remporté un quart des titres

Les géants du Caire ont décroché 14 des 56 titres de champion d’Afrique décernés à ce jour. Ils représentent donc, à eux deux, un quart du palmarès.

Mosimane rejoint El Gohary

Pitso Mosimane, l’entraîneur d’Al Ahly, est lui aussi entré dans l’histoire en remportant la Ligue des champions de la CAF avec deux équipes différentes (les Mamelodi Sundowns en 2016 et Al Ahly en 2020). Il réédite ainsi l’exploit réalisé par Mahmoud El-Gohary, sacré champion d’Afrique en 1982 avec Al Ahly, puis en 1993 aux commandes du Zamalek.

Quatre entraîneurs pour un titre

Fait suffisamment rare pour être souligné, le nouveau champion d’Afrique a eu recours à quatre techniciens différents tout au long de sa campagne. Les Red Devils ont disputé le match aller du tour préliminaire contre Atlabara sous les ordres de Martin Lasarte, lequel a cédé sa place à Mohamed Yousef pour le match retour. Rene Weiler a ensuite pris la relève lors du quart de finale contre les Mamelodi Sundowns. Mosimane lui a succédé juste avant les demi-finales.

Les superstars

Comme souvent, ce tournoi a fait la part belle aux buteurs. Éliminée dès les quarts de finale, l’Étoile du Sahel a toutefois pu compter sur l’efficacité de son attaquant algérien Karim Aribi, sacré meilleur buteur du tournoi avec dix réalisations. L’exploit est d’autant plus remarquable qu’il a disputé trois matches de moins que ses rivaux du Zamalek et d’Al Ahly (les deux manches des demi-finales et la finale). Ses performances ont convaincu les dirigeants du Nîmes Olympiques de le recruter à l’issue de la saison.

  • Les finales ne tiennent pas toujours leurs promesses ; il arrive que la tactique prenne le pas sur le talent, à mesure que les joueurs doivent gérer une pression de plus en plus forte. Par chance, l’ultime rencontre de cette édition 2019/20 de la Ligue des champions fait exception à la règle. Shikabala a remis les deux équipes à égalité sur une frappe somptueuse, avant qu’Afsha ne donne la victoire à Al Ahly avec panache.
  • Le gardien d’Al Ahly Mohamed El Shenawy a largement contribué au sacre de son équipe. Le dernier rempart des Red Devils, qui s’était déjà fait remarquer avec l’Égypte pendant la Coupe du Monde de la FIFA, Russie 2018™, a poursuivi sur sa lancée en signant un fameux triplé avec son club en 2019/20.
  • Achraf Bencharki (Zamalek) continue son ascension. Déjà sacré en 2017 avec le Wydad, le Marocain termine deuxième meilleur buteur de son équipe, avec sept unités au compteur. Son sens du dribble et sa capacité à percer les défenses adverses se sont révélés indispensables, tout au long du beau parcours de son équipe. Plus que jamais, le natif de Taza semble bien décidé à se faire une place dans les plans de Vahid Halilhodzic en vue des qualifications pour Qatar 2022.

Meilleurs buteurs :

  1. Karim Aribi, 10 buts (Étoile du Sahel)
  2. Mostafa Mohamed, 8 buts (Zamalek).
  3. Jackson Muleka, 7 buts (TP Mazembe)
  4. Mostafa Mohamed, 7 buts (Zamalek)

Meilleur joueur de la finale :

• Mohamed Magdy Afsha