• Le 9 juin 2006, le coup d’envoi de la Coupe du Monde en Allemagne était donné
  • L’Italie a remporté son quatrième titre mondial
  • L’aventure du pays hôte a connu une fin abrupte en demi-finale

Du 9 juin au 9 juillet 2006, toute l’Allemagne tourne au ralenti. Pendant quatre semaines, la vie quotidienne laisse place au “rendez-vous de l’amitié”, le slogan d’un tournoi qui, quelques semaines plus tard, sera décrit comme un “conte d’été” dans le pays hôte.

La Coupe du Monde de la FIFA, Allemagne 2006™ fête cette année son 15ème anniversaire. L’occasion de revenir sur les moments forts et les images fortes de la compétition.


Allemagne 2006 et ses clichés mythiques

2006 FIFA World Cup Germany

Stade de Munich

Lahm ouvre le score

Premier but de Messi en Coupe du Monde

Loco contre le Mexique

Les Black Stars décollent

La touche Riquelme

Duljaj à la rescousse

La Suède fait ses valises

La quinzième de Ronaldo

Tout le monde saute avec Vieira

La Bataille de Nuremberg

Tous les regards sur l'Angleterre

Premier supporter argentin

Klose égalise

Maudits penalties

Zidane fait chuter le Brésil

Rooney. Ronaldo. Rouge.

Les hôtes mordent la poussière

Une prolongation de rêve

Il n'en reste plus que deux

Coup d'envoi de la finale

Onze gagnant

Les adieux de Zizou

Le rêve de Totti

Gattuso ôte le bas

Le cerveau

Cannavaro, le mur de Berlin

L’une des images les plus marquantes de la Coupe du Monde de la FIFA, Allemagne 2006™ montre le capitaine italien Fabio Cannavaro en train de soulever le trophée dans un stade olympique de Berlin en fusion. Au terme d’une finale riche en rebondissements, les Azzurri s’imposent 5-3 aux tirs au but face à la France et décrochent ainsi leur quatrième étoile.

Bien entendu, l’ancien défenseur garde un souvenir ému de son séjour en Allemagne. Le Joueur Mondial de la FIFA 2006 restera marqué par la victoire de son équipe contre l’hôte allemand, en demi-finale, par cette finale haletante, mais aussi et surtout par son triomphe, aussi éclatant qu’inattendu :

La triste fin de Zizou

Une autre image vient immédiatement à l’esprit dès que l’on mentionne cette finale : l’incroyable coup de sang de Zinédine Zidane. Malgré son immense expérience du haut niveau, le Français ne peut s’empêcher de frapper Marco Materazzi de la tête, suite à une altercation. “Je n’en suis pas fier”, avouera plus tard l’ancien meneur des jeu des Bleus. “Je demande pardon à tous les supporters qui ont assisté à cette scène.”

Logiquement exclu par l’arbitre, le champion du monde 1998 achève donc sa carrière internationale sur une longue marche solitaire qui l’amène à passer juste à côté d’un trophée que ses coéquipiers n’ont pas pu remporter sans lui.

France captain Zinedine Zidane walks past the World Cup trophy on his lonely walk to the dressing room after being sent off in the 2006 Final.

Un sifflet pour réaliser ses rêves

Lui aussi restera dans l’histoire de la Coupe du Monde : l’Argentin Horacio Elizondo est le premier et, à ce jour, le seul arbitre à avoir officié lors du match d’ouverture et de la finale d’une même édition de l’épreuve mondiale. “Quand on est jeune, on a des rêves plein la tête, mais la vie nous emmène parfois sur d’autres chemins”, confie l’ex-homme en noir, contraint dès l’âge de 15 ans de faire une croix sur son ambition de devenir footballeur. “Je me suis rendu compte que je n’avais rien d’exceptionnel et qu’il me serait très difficile de jouer un jour en première division.” Il se tourne ensuite vers l’athlétisme, mais sa passion pour le sport en général le conduit finalement à devenir professeur d’éducation physique.

En parallèle, son rôle d’arbitre lui permet de réaliser ses rêves d’enfant, mais d’une autre manière. “J’ai atteint mon but, différemment. Je ne suis pas devenu footballeur ou olympien, mais j’ai officié pendant les Jeux Olympiques d’Athènes et la Coupe du Monde 2006 en Allemagne, en tant qu’arbitre.”

L’Allemagne tombe de haut

Très en verve lors du match d’ouverture, l’Allemagne vit un conte de fées au cours des semaines suivantes. La Nationalmannschaft se prend au jeu, au point de rêver à la finale et à une quatrième couronne mondiale. Souvent moins à son avantage, l’Italie fait preuve, quant à elle, d’une remarquable combativité qui lui permet de forcer les portes des demi-finales. La Squadra Azzurra, en s’appuyant sur une défense impénétrable, réussit à trouver la clé pour mettre en échec le jeu chatoyant proposé par l’équipe de Jürgen Klinsmann. Elle s’impose 2-0 à l’issue de la prolongation, non sans avoir tremblé à plusieurs reprises.


Wanchope, un doublé marquant

Légende du football costaricain, Paulo Wanchope n’oubliera pas le match d’ouverture de la Coupe du Monde de la FIFA, Allemagne 2006™. Les Ticos, qui participent pour la troisième fois de leur histoire à la phase finale, ont l’honneur de donner la réplique à l’Allemagne dans le match d’ouverture de la compétition.

Le pays hôte s’impose 4-2 au coup de sifflet final, ce qui n’empêche pas le Costa Rica et Wanchope en particulier de livrer une performance pleine d’allant. L’ancien attaquant partage ses souvenirs de ce doublé historique et revient sur la place à part qu’occupe ce match dans le cœur des supporters costaricains :

Le saviez-vous ?

L’Italie est la première sélection à avoir reçu l’insigne des champions du monde. Depuis, l’équipe qui remporte la Coupe du Monde de la FIFA™ peut porter ce badge sur son maillot, et ce, jusqu’au début de l’édition suivante. On peut y voir le trophée de la Coupe du Monde, conçu par le sculpteur italien Silvio Gazzaniga en 1974. Il existe une récompense similaire pour le lauréat de la Coupe du Monde des Clubs de la FIFA™. Champion du monde des clubs en 2007, l’AC Milan a été le premier à le recevoir.

The 'FIFA World Champions Badge'