• Il y a 24 ans le Nigeria devenait champion olympique de football
  • Daniel Amokachi a été un des leaders des Super Eagles
  • L’équipe a soutenu son sélectionneur dans toutes les situations

À l’occasion de l’anniversaire de la finale du tournoi olympique de football masculin d’Atlanta 1996, FIFA.com revient sur le sacre du Nigeria, apogée d’une période dorée.

Le 3 août 1996 a marqué à jamais l’histoire du football nigérian. Il y a 24 ans jour pour jour, la dream team s’imposait en finale du Tournoi Olympique de Football Masculin devant l’Argentine (3-2), devenant la première sélection africaine à inscrire son nom au palmarès de l’épreuve. Sur leur passage, les Super Eagles ont reversé quelques obstacles de poids comme le Mexique et le Brésil, avant de dominer en finale une Albiceleste qui comptait pourtant dans ses rangs des joueurs de renom comme Ariel Ortega, Claudio Lopez ou Hernan Crespo.

Il faut dire que l’équipe explosive mise en place par Jo Bonfrerene ne manquait pas d’atouts non plus : Nwankwo Kanu, Jay-Jay Okocha, Taribo West et Daniel Amokachi pour n’en citer que quelques-uns. Le dernier s’est justement illustré en égalisant contre l’Argentine en finale, avant qu’Emmanuel Amunike ne porte l’estocade à la dernière minute. Vingt-quatre ans plus tard, Amokachi ne peut réprimer un sourire à l’évocation de ces souvenirs. “C’est la manière dont nous avons remporté ce tournoi qui nous a rendus incroyablement heureux”, explique-t-il à FIFA.com. “À chaque fois ou presque, nous avons réussi à renverser des situations compromises. Nous avons rencontré des géants : le Mexique en quart de finale, le Brésil en demi-finale et l’Argentine en finale.”

Auteur de 13 réalisations en 44 sélections, Amokachi a été l’un des architectes du triomphe nigérian. “J’étais en état de grâce pendant ce tournoi”, admet l’ancien buteur. “Jo Bonfrere, le sélectionneur, m’a dit : ‘Si tu veux te montrer, tu dois marquer. Tu fais ce qu’on attend de toi, tu travailles dur pour l’équipe, tu offres des occasions aux autres et si tu marques en finale, tu seras reconnu à ta juste valeur’. C’est ce que j’ai fait et ça nous a permis de décrocher la médaille d’or.”

Les uns pour les autres

Instinct, élégance et puissance étaient les trois piliers du Nigeria en 1996. Mais les Super Eagles ont aussi su créer un état d’esprit exceptionnel au sein du groupe. Le lien très fort qui unissait tous ces champions est apparu au grand jour quand les responsables de la fédération ont menacé de licencier Bonfrere avant le début du tournoi. Les joueurs ont alors fait corps autour de leur sélectionneur. “Nous devons cette victoire à notre force de caractère, à notre maturité et à notre mentalité”, confirme l’ancien attaquant du Club Brugge, d’Everton et de Besiktas. “Nous avions énormément d’affection les uns pour les autres. Nous formions une grande famille. Je me souviens que les dirigeants n’étaient pas satisfaits de Jo Bonfrere. Quelques jours avant le début des Jeux Olympiques, ils ont essayé de le remplacer par quelqu’un d’autre. Nous étions déjà aux États-Unis et nous avons pris position collectivement : ‘Si vous le remerciez, il faudra chercher d’autres joueurs’. Cette détermination s’est retrouvée tout au long de la compétition.”